Trench Luzerne – Deer and Doe

Introduction

Quand le patron du trench Luzerne est sorti je me suis dit :

  1. ce n’est pas pour moi c’est long et compliqué
  2. en plus il n’est même pas doublé

Force est de constater que c’est le modèle de trench avec la coupe qui se rapproche le plus de ce que je souhaite porter !
Est ce que c’est grave de ne pas avoir de doublure ? Je suppose que non.  D’une part car le trench est bien fini à l’intérieur. Certainement qu’il est plus beau à l’intérieur qu’à l’extérieur d’ailleurs ! Mais aussi parce que c’est une veste de mi saison qui ne se porte pas à même la peau.

Et finalement pourquoi je ne le couds pas ?

À Noël, après des mois d’hésitation, et aussi un printemps avec mon vieux trench tellement fatigué que j’en avais honte, j’ai demandé au papa Noël le patron du trench Luzerne.
J’ai même fait profiter à mon frère Noël de l’offre du black friday.
À ce moment là j’étais bien convaincue de vouloir le coudre mais quand même un peu stressée par l’ampleur du travail…

Par ou commencer ?

La prise de mesures

Le trench Luzerne est ajusté à la taille, l’étape de la prise de mesure est donc primordiale. Jusque là rien de compliqué mais il ne faut pas sauter cette étape !

La préparation du patron et du tissu

On commence les choses qui fâchent ! Le décalquage du patron est un peu long avec le nombre de pièces qu’il comporte. Il faut juste s’armer de patience et d’un bon dos pour moi qui décalque par terre…
Pour le tissu, c’est là que j’ai commis l’erreur, la seule je pense, pour ce trench. Le tissu que j’ai utilisé est un tissu enduit d’un côté qui vient d’une vente Agnès B et déniché par ma très chère copine de tentation Sonia.
Le tissu me plaisait finalement plus sur la face non imperméabilisée. Mais j’avais bien conscience que ça allait me faire transpirer avec cette face contre la peau ou même coller. Dans le même temps j’hésitais à laver le tissu vu sa composition. Du coup la solution évidente semblait être de laver un échantillon pour voir comment il allait réagir.

  1. le coupon réagit mal on ne lave pas et on coud selon les faces endroit et envers initialement prévues
  2. le coupon ressort de la machine en ayant perdu son imperméabilisation alors on peut l’utiliser avec l’envers sur l’endroit du c’est joli
  3. il ne se passe rien on peut laver le coupon et on coud comme pour le cas 1/
    Malheureusement le coupon est ressorti à peine froissé et tout normal. J’ai donc décidé dans le doute de laver les 4m… Sauf qu’en fait, ce qui ne se voyait pas sur un carré de 20×20 est bien apparu sur 4m ! Et puis sans compter que toute cette quantité de tissu a fait des plis qui ont abîmé l’endroit de la veste et l’ont énormément froissé sans que j’arrive à repasser convenablement !

La découpe des pièces

Pas de soucis sur la découpe si ce n’est que c’est long… Les patrons de Deer and Doe sont toujours bien préparés et le trench Luzerne ne déroge pas à cette règle. Par contre j’ai eu un peu de mal à visualiser au départ quelles boutonnières allaient de quel côté de quelle pièce… Du coup j’ai marqué toutes les boutonnières sur toutes les pièces alors que ce n’était pas utile. Et en plus ça a laissé quelques marques sur mon tissu. Je ne sais pas vous mais ça me prend un temps fou de reporter ce genre d’indications. Et quand c’est bien fait ça permet de ne pas faire d’erreurs par la suite. Heureusement je n’ai pas fait de boutonnières là où il ne faut pas car ensuite c’est bien expliqué dans les explications de couture…

Les essais de boutonnières

Concernant les boutonnières j’ai hésité à faire celles passepoilées prévues dans le patron. Tout simplement parce que parfois je suis flemmarde.. ah non ce n’est pas ça. J’ai voulu récupérer les boutons de mon ancien trench et ceux-ci étaient d’un diamètre plus important que ceux recommandés dans le patron du trench Luzerne. Finalement comme je n’étais pas sûre de moi sur cette technique j’ai décidé de faire un test sur une chute de tissu en élargissant un peu la boutonnière pour vérifier à la fois le résultat visuel des boutonnières passepoilées mais aussi que les boutons passeraient.

Une belle économie en récupérant les boutons de feu mon ancien trench

Comme le résultat à été concluant j’ai pu me lancer, enfin, dans la couture du trench !

La couture

C’est parti ! Il faut s’armer d’un peu de patience et si vous n’en avez pas, faire comme moi. C’est à dire, diviser la couture de votre trench en plusieurs étapes. Maintenant que j’ai moins de temps pour coudre il m’a bien fallu un mois pour coudre le trench Luzerne.

première étape, les boutonnières passepoilées

Cela me faisait très peur et finalement tout s’est bien passé. Ce qui est stressant c’est qu’on ne peut pas tellement être sûre qu’elles vont bien se superposer avec les parties évidées de la parementure… On doit attendre d’être assez avancé dans le projet pour faire cette vérification.

Et puis assez rapidement on commence à assembler des pièces, à poser du biais, à surpiquer…J’avoue que c’est assez grisant de voir le trench prendre forme ! Mais c’est long…

La pose du biais

Je pense que je n’avais jamais posé autant de biais dans ma vie ! Et pour ça bien sur j’ai rusé… J’ai posé le biais en une seule étape en utilisant toujours le même pied de ma machine. Je vous laisse le voir sur les photos car je ne sais plus à quoi il sert…
La technique pour la pose du biais c’est déjà de bien l’épingler correctement. Ensuite, il faut faire attention à faire la couture du côté qui se verra ensuite une fois la couture rabattue. En effet la couture est toujours plus jolie sur le dessus. Et on y va… On pose du biais, on pose du biais…

Les surpiqures

Pour les surpiqures j’ai eu des soucis car mon tissu étant enduit il accrochait mon pied… J’ai fait des tests et tout se passait bien. Mais en fait les épaisseurs s’accumulent et ça ne s’est pas aussi bien passé que durant mes tests. J’ai donc fini par mettre mon pied double entraînement et le résultat était bien meilleur, sans pour autant que ce soit facile ou parfait ! Mais je ne suis pas revenue sur mes premières coutures car le tissu enduit marque vraiment. Mes surpiqures ne sont donc pas vraiment uniformes mais ça donne un style ! En vérité il n’y a bien que des couturières qui s’en pourraient s’en apercevoir…

Au programme, surpiqures et pose de biais !

Pour les surpiqures j’utilise toujours un repère sur mon pied de biche qui est environ à 3-4 mm. C’est comme ça que j’aime les surpiqures et ça me permet de ne jamais me tromper.

Voilà, vous prenez un peu d’huile de coude, de la patience et le résultat approche !

Encore des surpiqures !

Le col

Cela aussi me faisait peur et finalement une fois encore ça c’est plutôt bien passé. Il y a moins d’épaisseurs donc les surpiqures sont plus faciles.

Les manches

Finalement ce sont les manches qui m’ont donné du fil à retordre. J’ai du m’y reprendre plusieurs fois pour ne pas avoir de plis. Comme mon tissu colle bien à lui même quand il est endroit contre endroit, ça ne simplifiait pas la tâche.
J’ai mis en pause le trench à ce moment là car je n’étais pas satisfaite de l’ampleur des manches… Au final Monsieur m’a convaincu de laisser comme cela et je me suis dit que je pourrais les reprendre plus tard. Pour le moment je suis satisfaite car je peux facilement bouger sans contraintes. C’est toujours la question de l’ajustement ou du surajustement !

La fin approche…

Enfin on termine par les ourlets à la main et la couture des boutons… Bref tout ce que je déteste. Surtout depuis que j’ai découvert mon pied qui coud les boutons je ne veux plus en coudre à la main ! Pour cette fois pas le choix… Et c’est également ce qui fait la beauté du trench Luzerne, les petits détails soignés.

Et en plus deux sont mal placés car j’ai bien tout aligné pour que ce soir beau… Mais moi, je ne suis pas alignée ! Donc deux boutons à reprendre, à mon avis ça va attendre quelque temps !

Pour les ourlets j’avais pris soin d’essayer les manches avant de les coudre entièrement et finalement j’ai décidé de déplacer les passants de 1,5 cm plus haut car je craignais de devoir faire un ourlet plus long que 3 cm et que ceux ci soit au bord des poignets. Grand bien m’en a pris car j’ai finalement fait des ourlets de manches à 6 cm au lieu de 3 ! Peut être que j’aurais du faire 1 cm de moins mais on verra à l’usage.

Les photos portées de mon trench luzerne !

Finalement pas si mécontente de trouver la pluie durant les vacances, j’ai pu sortir mon trench ! 

Je crois qu’on voit bien que je suis fière ! 

Le gros plus du trench Luzerne ce sont pour moi les immenses poches

Et l’intérieur pas doublé, il est pas canon !?

Une petite vue de dos

Zoom sur l’avant (et le tissu effet froissé c’est cadeau!)

Et un dernier zoom du dos

Tissu et mercerie

Conclusion

Voilà, le trench Luzerne est le plus gros projet couture jusque là ! Je suis hyper fière même si il n’est pas parfait. Mais je sais que je vais le porter pendant plusieurs saisons…
C’est d’ailleurs ma 4eme pièce du challenge #2018makenine !

Et vous, quel est le plus gros projet que vous avez cousu ?

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