Chemise Pernille – livre Homewear

 

Avez-vous échappé à l’engouement pour le livre Homewear de Caroline Muller alias Slow Sunday Paris ? Et bien pas moi !

Le livre Homewear de Caroline Muller

Ce livre présente 15 patrons décontractés à porter tranquillement chez soi. Et aujourd’hui je vais vous parler de la chemise Pernille mais j’envisage de vous écrire un article plus général sur le livre (je suis en train de coudre un deuxième patron, le tee-shirt Nora). Est-ce que cela vous intéresserait ou pas tellement ?

Le livre

Je ne vais pas m’étendre sur ce sujet car vous pourrez trouver sur le net les images des différents modèles présentés dans le livre.  Pour moi j’imagine tout de suite les tenues proposées comme des tenues pour la maison en tenues d’extérieur… Mais j’ai vraiment du mal à coudre pour la maison il faut le dire, et bien souvent je suis plutôt en jogging l’hiver et en pyjama Fifi l’été…

Le modèle – Pernille

La présentation du modèle dans le livre

La chemise Pernille est plutôt ajustée sans l’être totalement non plus. C’est une chemise crop top avec un nœud noué en bas et des petites manches intégrées au buste. Un bracelet de manche termine l’emmanchure. 3 boutons ferment la chemise.

La chemise Pernille, son joli col simple et ses bracelets de manche

Je trouve que ce modèle est parfait pour porter avec des pantalons / jupes / shorts taille haute. Je cherchais en fait depuis ma cousette de jupe Chardon le top idéal pour porter avec. J’avais trouvé que mes tops Ogden Cami étaient parfaits mais en été cela m’oblige à découvrir mes épaules / dos et décolleté, ce qui n’est pas toujours facile pour moi (allergique forte au soleil). La chemise va également à la perfection avec ma jupe midi issue du tuto de Atelier Makoko. Ou devrais-je dire allait (valise toujours introuvable…).

Le patron

Les patrons du livre sont sur des planches papiers dans un étui à la fin du livre. Des explications et des photos accompagnent chaque modèle.

Peu de pièces constituent la chemise Pernille : le dos, les deux devant, le col et les bracelets de manche. Donc un patron assez rapide à préparer et découper. En tout cas en théorie… Je l’avoue j’ai complètement galéré sur la recopie du patron sur la planche… Je trouve qu’il est difficile de distinguer les tailles d’un même patron et également les traits de chaque modèle sur la planche. Pourtant j’ai vu pire en termes de surcharge sur une planche de patrons. C’est plutôt les couleurs qui ne sont passez contrastées entre elles entre les patrons et les tailles.

Autre détail, au premier abord j’aurais pensé que c’est une cousette peu consommatrice de tissu mais au final la pièce du devant avec la construction de la parementure de la boutonnière et du nœud intégrée ne permet pas tellement de diminuer le métrage conseillé. Peu importe pour moi car j’avais assez de métrage avec le coupon que je souhaitais utiliser. Mais je me demande si faire une parementure séparée n’aurait pas amélioré le rendu de la chemise car je ne suis pas la seule à trouver qu’elle est mal fixée. Et en prime cela aurait diminué le métrage de tissu nécessaire.

Pernille fonctionne aussi bien en chemise décontractée qu’en chemise habillée !

La couture

Alors je pensais que cette cousette serait simple… Et je me suis quand même un peu mordue les doigts sur le montage du col… Franchement je trouve que cette étape n’est pas hyper bien décrite et à part Rosa et une chemise pour Monsieur je n’ai pas tellement cousu de cols. Donc j’aurais aimé que ce soit plus détaillé. J’ai fait comme je le sentais, et même si les finitions sont assez soignées, je trouve que le résultat d’ensemble à l’intérieur me laisse un peu sur ma faim. Il faut dire que je prends de plus en plus de plaisir à faire des cousettes avec de jolies finitions.

Concernant l’ourlet, et surtout au niveau du nœud, c’est un peu bricoli bricolo également.

Pour le reste pas de grosses difficultés ni de problèmes dans les explications.

Le résultat en images

J’ai reçu énormément de compliments sur mon look de cette chemise avec ma jupe midi. Je suis contente car je pense être un peu sortie de ma zone de confort au niveau de ce modèle. J’ai quelques robes à l’esprit vintage mais côté petits hauts je n’étais encore jamais allée dans cette direction. Et en fait j’adore !

Pernille shootée dans les vignes !

Vue de dos…

Puis Pernille vu de profil

Séance photo sous le signe du sourire avec mes belles soeurs

Pernille au détour d’une rue de Alberobello

Et pour finir, une jolie photo souvenir des trulli d’Alberobello, mon coup de coeur des vacances

J’ai douté jusqu’au bout de mon choix de tissu pour ce patron mais je voyais tellement cette chemise avec mes jupes Chardon et midi, et les couleurs allaient terriblement ensemble… Je suis allée au bout de mon idée. Je reste persuadée qu’un tissu plus fluide rendra un meilleur résultat car je me sens un peu « engoncée » au niveau de la poitrine / épaules / emmanchures. Mais je ne regrette pas l’association avec ce tissu qui a été un vrai coup de cœur au printemps.

Un avis mitigé

Comme vous vous en doutez à la lecture de cet article, mon avis est plutôt mitigé concernant Pernille.

Les points négatifs

  • difficulté de décalquage du patron
  • manque de détails sur la construction du col
  • finitions pas assez travaillées

Les points positifs

  • le style sans aucun doute

Bon je n’ai qu’un point positif contre trois négatifs et pourtant je porte ma chemise tout le temps  ! Donc contrat réussi !

 

LES DÉTAILS

  • patron de la chemise Pernille issu du livre Homewear aux éditions Mango
  • tissu coton à rayures brodé de fleurs Mondial Tissus 
  • boutons décousus sur un ancien top (comme quoi des fois on a les bons boutons en stock!)

4 réflexions sur “Chemise Pernille – livre Homewear

  1. Lise dit :

    Ces photos font rêver ! Ce petit te va excessivement bien 🙂

    J’ai l’impression que les livres de patrons faits par les indépendants sont souvent décevants : les finitions, les planches, les explications m’ont l’air de bien moins bonne qualité que pour les patrons individuels. En même temps le processus de développement et les contraintes (notamment coût de production) y sont pour beaucoup. On ne peut pas tout avoir !
    J’ai un seul livre en ma possession, et sa réputation l’a tellement précédé que j’ai jamais osé coudre quoi que ce soit qui en est issu…. je sens qu’il va finir dans un destash !

    • Aude dit :

      En terme de temps je ne suis pas sure que le travail soit moindre sur des livres quanbd on considère que cela prend plusieurs mois / un an si j’ai les bonnes informations à monter. Par contre, je suis d’accort qu’en terme de coûts c’est différent. En général un livre coûte à peine plus cher pour nous les couturières qu’un patron. Quand un livre comprend bien plus de patrons… Mais est ce qu’on ne peut pas considérer qu’il y a une part de cette différence de prix qui est due également à l’éditeur qui a un plus grand cercle de distribution ? des coûts d’imprimerie peut être moindres ? Je ne sais pas du tout.

      Pour ma part j’ai aussi Graines de couture mais qui me sert clairement de livre de référence quand aux techniques et modifications. Et j’ai également le livre « Je couds ma garde robe pour toute l’année » dont je n’ai encore cousu qu’un modèle, ce qui ne s’appelle pas tellement de la rentabilisation sauf si on considère qu’on me l’a offert ! Je voudrais coudre plusieurs modèles pourtant de ce livre mais j’avoue que j’ai toujours peur que les tailles soient moins bien ajustées dans les bouquins…
      C’est quoi le livre que tu as ?

      • Lise dit :

        C’est le fameux « Un été couture » ! J’ai lu que le montage n’était pas toujours simple, qu’il y avait des erreurs, et comme toi j’ai peur de la façon dont le vêtement taille…
        En y réfléchissant j’ai aussi Coudre le stretch, idem pas de réalisations car il n’y a pas vraiment de tableau de taille, et je n’ai jamais osé couper dans mon tissu.

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